Partagez | 
 

 Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
Arrivé(e) le : 12/07/2018
Messages : 9

MessageSujet: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Jeu 12 Juil - 21:22

dossier mutant
NOM – Shamoun
PRÉNOM – Callis
ÂGE – 19 ans – 21/08/1998
LIEU DE NAISSANCE – Baltimore, Maryland
STATUT – Mutant, inné
LIEU DE RÉSIDENCE – Baltimore, Maryland
PROFESSION – Etudiant
GROUPE – Civils, trouverait bien sa place avec les Covenants avec des liens


TAILLE – un mètre soixante
POIDS – cinquante kilogrammes
YEUX – bleus
CHEVEUX – châtains, blonds
SIGNE(S) DISTINCTIF(S) – Callis a une taille marquée par sa première puberté, féminine, et n’est donc vraiment pas grand parmi les garçons, aussi, deux fines cicatrices se dessinent sur son torse, traces d’une opération vieille de deux années. En ce qui concerne le reste, il ne diffère pas sur beaucoup de points d’autres jeunes hommes du Maryland ; châtain, yeux bleus, blancs, mince. Il porte en collier avec l’étoile de David pour faire plaisir à sa grand-mère, qui acceptait son athéisme tant qu’il était toujours juif – allez savoir -, et un bracelet aux couleurs pastel du drapeau trans.
PARTICULARITÉ(S) – Callis est un mutant s’illustrant dans le domaine des capacités cérébrales sur-développées, qui se dissimulent plutôt bien étant donné son domaine de prédilection de base complètement inaccessible à la plupart des personnes qui traquent les mutants, qui n’ont vu jusqu’ici pour l’instant qu’un intello prodige et excentrique. C’est celui qui a fait la « une » du journal national pour avoir intégré Harvard en mathématiques appliquées à l’âge de douze ans, à cette époque la jeune fille aux allures de garçon manqué avec ses cheveux blonds coupés courts et sa poitrine douloureusement bandée qui s’est présentée comme Callis plutôt que Calypso, parce que ça faisait « plus cool ». Aujourd’hui, il n’attire plus beaucoup d’attention, ayant obtenu son doctorat dans la matière et continué les études dans le domaine de la médecine dans une plus petite université au cœur de la ville, et qui pour payer son loyer compte sur les cours particuliers donnés à des garnements friqués et à la réparation d’ordinateurs pour les vieux croûtons impatients de la ville, et les bourses locales accordées aux étudiants talentueux – une vie de jeune de moins de vingt ans banale, avec un peu d’avance.


POUVOIR – APTITUDE INTUITIVE
CAPACITÉS – Callis n’est pas capable d’inventer ce qu’il ne connaît pas, bien qu’il puisse approfondir ses sujets de connaissances et faire des découvertes aussi, comme tous les intellos dans son genre. Cependant, depuis quelques années, la maîtrise d’un champ inconnu lui paraît beaucoup plus intuitive, comme si elle était naturelle. Il lui suffit de peu de temps pour qu’il comprenne le fonctionnement d’un logiciel, d’un schéma de production d’une grande industrie, ou la grammaire d’une langue morte. En pratique, il se penche sur le sujet, lit quelques lignes, entend quelques phrases, et n'a pas besoin d'instructions. C'est comme si les lignes de codage, la façon de faire le profil de criminels, les calculs mathématiques qui recouvrent un tableau entier, étaient en soi des choses claires et évidentes, qu'il n'avait qu'à suivre son instinct comme les oiseaux trouvaient leur chemin sur des milliers de kilomètres à chaque migration.  C’est aux alentours de quatorze bougies qu’il fit la différence entre son talent naturel de je-sais-tout social et l’absence totale de limite à la compréhension des sujets qu’il étudiait. Bien entendu, son don le fatigue énormément et il a fallu beaucoup de temps à le pratiquer pour agrandir sa possibilité de l'utiliser à une heure, après cela il s'agit pour lui de se débrouiller pour apprendre sans son intuition, ce qui lui va très bien ; il n'aime pas l'impression de n'avoir aucun mérite dans ses découvertes, comme si elles venaient d'autre part et non de lui-même.
MALUS – écrire ici Diagnostiqué autiste « asperger » à ses quatre ans, Callis était habitué à se sentir plus vulnérable aux stimuli sensoriels, jusqu’à avoir les larmes aux yeux et être condamné à se promener dans la maison avec des bouchons d’oreilles quand il était épuisé et que son frère entamait son énième solo de Guitar Hero à un nombre de décibels ingérable. Assez habitué pour savoir que cela n’avait absolument rien à voir avec la souffrance insupportable que ces derniers avaient pu devenir au début de sa puberté, que tout le monde mit sur le compte d’une entrée dans le monde des adultes trop précoce. Callis apprit à souffrir moins de son don ces cinq dernières années, à force de s’en servir, particulièrement après la découverte qu’il avait fait sur sa propre mutation. Moins de crises de fatigues, d’absences, de nausées et de crises d’angoisse, même l’exercice restait toujours bien trop intense pour ne pas en déclencher.


avatar

CÉLÉBRITÉ –Troye Sivan
– PERSONNALITÉ –

- Callis, c’est un assemblage de petits défauts et de petites qualités. C’est celui qui aimerait bien aider la vieille dame en face à porter ses courses jusque chez elle, mais qui n’oserait jamais élever la voix et troubler le silence pour lui proposer. C’est celui qui apprécie énormément rester avec les gens, les écouter parler, mais qui le fait maladroitement en retour. Callis est autiste, comme beaucoup le savent, et son rapport avec les autres en pâtit beaucoup ;des mots un peu trop originaux, parfois trop avancés, des regards fuyants dès qu’il le soutient plus de deux secondes, des intérêts pour tout et surtout pour n’importe quoi, qu’il aime partager avec tout le monde plus qu’il n’aime respirer, des gestes un peu maladroits bien que toujours sincères, et un sens de l’extraversion unique, où aller en soirée est absolument génial mais dire au revoir en partant est beaucoup trop technique.

- Callis, c’est celui qui a dû combattre l’isolement tous les jours pour arriver à se faire des amis des années plus tard. C’est le gamin qui a su lire à deux ans, compter au même âge, et qui apprenait à lasser ses chaussures en même temps qu’il entamait le programme du lycée, tant il était gauche. Le pestiféré qui cherchait le contact dans la cour de récré mais qui ne savait pas comment s’y prendre, était envoyé ailleurs, puis qui s’asseyait par terre et creusait à la recherche de trésors. Après, celui qui avait bien trop d’années de moins que ses camarades pour se faire ami avec elles et eux, à l’époque où il suivait son frère en classe, qui avait lui-même deux ans d’avance. A moitié un genre de mascotte, spécimen étrange bien qu’attachant avec lequel partager les bancs de l’école, toujours en lui rappelant que le bahut ou le campus était une affaire de grands, et qu’il n’était qu’invité de temps en temps, surtout pas vraiment élève. Pas d’activités sportives ou culturelles en son sein, aucun ami, Antigone ou sa mère à la sortie de chaque classe pour aller le rechercher, et un livre de fin d’année avec une photo de lui, comme seul témoin de ces étranges années.

- Callis est impatient et susceptible. Il ne supporte pas d’être mis à l’écart ou dénigré à cause de son jeune âge. Il n’a aucun remords, dans ce cas de figure, à se surpasser à avoir l’air plus intelligent encore que la personne, à la corriger sans la moindre pitié, ce qui indique surtout un caractère immature ; et c’est vrai. Il a énormément de difficultés à fréquenter les gens de son âge, dans la mesure où elles et eux ont actuellement eu une adolescence qu’il n’a jamais connu, et qu’il se sent étranger à leurs problèmes. Non pas qu’il ait vécu plus de drames ; Callis, c’est l’adolescence tranquille à quelques étiquettes près, la génération dorée de l’immigration juive après la seconde guerre mondiale, insérée socialement et stable financièrement, non, Callis n’a juste pas eu l’occasion d’expérimenter les déboires de Jessica qui se fait inviter par le capitaine de l’équipe de softball au bal de promotion, alors que la cheerleader en chef n’attendait que ça, et qu’elle devra se rabattre sur Samuel, qui n’est arrivé qu’il y a six mois, qui n’est que le leader du club de débats. Les gens plus âgés, eux, sont ceux avec lesquels le jeune homme s’entend le plus, même si une fois de plus il n’a pas tout à fait les mêmes problèmes.

- Callis, c’est la mesure et la quiétude à tout instant. Ce sont des paroles douces, soufflées comme un murmure, des indications qui donnent envie d’être suivies, par confiance. Callis n’est, par son éducation et son physique petit et fin, avec ses habits aux couleurs pastel et son maquillage occasionnel, quasiment jamais considéré comme une menace, exception faite de ses compétiteurs dans des domaines académiques. C’est la personne que l’on a berné facilement avant parce qu’il n’imaginait jamais que les gens puissent être mauvais, et qui commence à apprendre sa leçon, lentement mais sûrement. Callis, c’est aussi l’intransigeant et éternel indigné qui, sur les pas de sa sœur, ne fera aucune concession sur une situation injuste, et qui a plus envie d’agir pour sa communauté que de se soucier des humains, même s’il ne tolérera aucune violence – cela lui fait bien trop mal que d’imaginer des individus souffrir – ou encore celui qui ne satisfera jamais d’une demi-réponse, dans quelque domaine que ce soit.

– ANTÉCÉDENTS –

25/06/2007 - dans une salle remplie d'objets dont les couleurs agressent n'importe quelle rétine, qui en plus pue la peinture fraîche depuis plus d'un an, un exploit, franchement.
No, your mom don't get it, And your dad don't get it, Uncle John don't get it, And you can't tell grandma 'cause her heart can't take it, And she might not make it, They say, "don't dare, don't you even go there. Cutting off your long hair. You do as you're told." Tell you, "wake up, go put on your makeup. This is just a phase you're gonna outgrow."

Cette fois-ci, c’est abominable aussi, mais mille fois pire avais-tu décrété alors que tes parents prenaient place pour faire le bilan annuel de tes coûteux rendez-vous chez le psy. Pire qu’un adulte t’expliquant que dire et quoi penser, il y a avait trois adultes qui se mettaient tous d’accord dessus sans toi. Tu commenças par attraper un mouchoir puis le déchiquetas miette par miette jusqu’à ce que ta mère, une jeune femme châtain aux yeux marrons, ronde et l’air pincé, s’en rende compte, et te réprimanda. Bien entendu, la conversation entre les adultes ne révéla aucune surprise, et tu n’étais pas aidé le moins du monde. Tu tendis une oreille sourde pour saisir quelques mots et faire le point plus tard sur ta situation désespérée, tout en trouvant une nouvelle façon de t’occuper en attendant la fin de la rencontre, cette fois-ci en glissant discrètement de ta chaise pour tenter de toucher le sol.

- Calypso, tu arrêtes s’il te plaît ? Ça devient insupportable. On parle de toi, tu pourrais avoir l’air un peu plus intéressée je pense. Oui, je pense que la grande peut avoir une influence sur le caractère de Calypso, sur combien elle a changé. Je trouve qu’elle a beaucoup changé ces derniers temps, je la reconnais à peine. Plus brute, plus colérique, vous voyez ? Ça peut venir de la grande sœur, elle est un peu de cette trempe aussi, j’espère qu’elle ne deviendra pas tout comme elle, ce serait ingérable. Oui c’est ça, toujours tout remettre en question, de l’insubordination en continu. C’est le caractère des enfants surdoués je sais, mais j’en ai trois à la maison c’est une zone de guerre. La grande est un peu, euh, lesbienne sur les bords, elle s’est teint les cheveux, mange végétarien, a beaucoup de stickers sur ses cahiers, je pense que les questions de Calypso sur son genre émanent de là. Ce sont deux filles brillantes, et personne n’apprécie être une femme dans une société misogyne. Non, je refuse que la petite se coupe les cheveux, ça pourrait la renforcer dans ses idées, avec le papa nous avons dit d’accord seulement quand elle ira au lycée, pas avant. Il faut qu’elle fasse les deux dernières années au moins dans une classe normale, nous avons vu avec le principal. Elle ne veut que ça pour son anniversaire, elle a menacé de se couper les cheveux elle-même, je ne sais plus quoi faire.

Le psychologue qui faisait mine de hocher la tête à chaque fois comme si tout ce que disait ta mère était un spectacle plus insupportable encore que les plaintes de ta mère. A le voir ainsi, on aurait dit que la situation était un cas classique, alors que toute l’année, il avait été plus désemparé qu’autre chose. Tu détestais les adultes malhonnêtes encore plus que les adultes tout court.

- Oui, le mieux est de ne pas trop donner de place à cette problématique de genre, de ne pas accorder d’attention à Calypso quand un problème de ce genre se manifeste, cela risquerait de la troubler dans sa place dans la famille et en société. Les petits autistes mettent un certain temps à appréhender la question du genre, en ont souvent une approche très originale et individuelle. Corrigez toutes les personnes qui l’appelleront comme un garçon, elle est très douée à l’école pour se faire passer pour l’un d’entre eux et cela ne lui rend pas service. Achetez plus de robes, par exemple, ne la laissez plus mettre les vieilles affaires de son frère. Je ne pense pas que la situation soit dramatique encore, mais elle peut devenir plus importante. Calypso est une enfant modèle dans littéralement tous les domaines, elle est douée à l’école, s’exprime bien, sait très bien ce qui est mal ou bien, il y a aussi une volonté pour elle de tester vos limites, de faire ses propres bêtises, à sa façon. Elle ne va pas casser ses poupées, salir ses habits, mais elle peut tricher en classe, ne pas rendre un devoir, mentir, comme elle le fait pour son genre, par exemple.

Ok, c’était décidé, parti comme c’était, tu allais donner un grand coup de ciseaux dans ta tignasse tout seul, et ensuite ils seraient obligés de t’emmener chez le coiffeur. Il n’y avait aucun moyen qu’ils cèdent d’ici à ton anniversaire. Tu te rembrunis sur ta chaise, l’air décidé.

04/04/2008 - dans une jolie maison d'un quartier résidentiel en bordure de la ville, avec un jardin sympa et où on ne voit jamais la police à d'autres moments que pour les calendrier et se sentir obligé de donner des sous à leurs vétérans.
We were full of life, we could barely hold it in. We were amateurs at war, strangers to suffering. We made our families proud, but scared at the same time. We promised we’d be safe, another lie from the front lines. Our backs against the wall, we’re surrounded and afraid, our lives now in the hands of the soldiers taking aim. Our questions ricochet, like broken satellites: How our bodies, born to heal, become so prone to die?

Antigone n’était aujourd’hui pas revenue à la maison. La veille non plus d’ailleurs. Les parents avaient juste pensé qu’elle serait chez un ami en train de faire n’importe quoi, elle qui ne répondait jamais au téléphone et qui était si souvent absente. Les adultes dehors venus sonner à la porte ne l’entendaient pas de la sorte, et Achille ouvrit leur ouvrit la porte, méfiant. Tes parents n’avaient pas appelé la police, vous essayiez d’être le plus discrets possibles auprès d’eux, étant donné que l’adolescente de seize ans avait une enquête sur le dos pour avoir mis une patate à un connard dans une manifestation ; coup de poing magnifique lors de la vidéo prise par le journal télévisé local, beaucoup plus lourd de conséquences quand on était mauvaise langue ; elle avait la main toute endolorie lorsque toute la famille s’était rendue au commissariat la récupérer, grand-mère comprise.

La grand-mère, elle, semblait moins ravie encore que les deux mômes de rencontrer les agents de la ville de Baltimore. En yiddish, elle racontait souvent que la police qui lui avait volé sa maison sur un ordre de la loi en Allemagne pendant ses heures sombres n’avait en soi rien de différent avec celle des Etats-Unis; des personnes qui ont le monopole de la violence au service d’une loi variable et discriminatoire, pour faire respecter l’ordre établi par les plus grands. Bien sûr, aucun américain ne parlait yiddish, à sa plus grande satisfaction. Un grand homme, blanc et l’air dur, barbe bien dessinée rajoutant à sa sévérité, pointa du menton la vieille avant de s’adresser aux deux jeunes ; « elle parle pas anglais, la vieille ? On aimerait prendre sa déposition ». Tu te tournas vers Achille, qui avait rarement l’air aussi mature et grave. « C’est du yiddish, sa langue maternelle, elle n’a plus toute sa tête. On ne peut pas le traduire, nous n’avons pas l’accréditation de traducteurs et c’est une vieille langue européenne, ça va être compliqué à trouver j’en ai peur. Comment peut-on vous aider ? » Bien sûr que Hannah avait toute sa tête, mais Achille n’était pas assez confiant pour qu’on interroge sa grand-mère. La scène avait effectivement des airs étranges, et les deux policiers ne se seraient jamais déplacés à la maison si Tigone avait seulement disparu. Tu te calas derrière lui, seulement la tête dépassant juste assez pour que tu voies tout de la situation. « Est-ce que Antigone Shamoun a des ennuis ? Elle n’est pas blessée ? » Le policier ne répondit rien sauf qu’il voulait que tout le monde s’assoit un moment. Tout le monde fit non de la tête ; vous étiez bien, proches du combiné de téléphone. « Antigone Deborah Shamoun fait l’objet d’une enquête et est pour l’instant introuvable par les autorités. Est-ce que vous avez noté un comportement bizarre ces derniers temps, des colères plus intenses ? Est-ce qu’elle a un copain, chez qui elle part, qui l’héberge autre part qu’ici ? » Tout le monde fit non de la tête ; même si vous aviez des doutes, il était hors de question d’en faire part aujourd’hui. Ces personnes vous inspiraient à tous les trois le même sentiment. Le plus sévère des deux montra un papier indiquant qu’une perquisition allait avoir lieu dans le but de trouver des pièces à conviction, et de savoir si Antigone n’était pas cachée dans un faux mur quelque part. Achille parût aussitôt plus détendu, proposa à ce que tout le monde prenne un thé pendant la fouille, et afficha le sourire le plus décontracté du monde pendant toute leur recherche. Vous pouviez les entendre renverser tous les cartons de jouets rangés sur des étagères de votre enfance, sortir tous les tiroirs de la salle de bain pour les passer au crible, retirer tous les draps, donner des coups de marteau dans les faux plafonds, pousser de grandes armoires, et tu étais presque sûr qu’ils avaient réussi à casser la cuisine de la maison. Au bout d’une longue heure, ils partirent avec ses bouquins d’école, son agenda, ou encore son passeport sportif pour les compétitions nationales. Ils ne trouvèrent aucun papier d’identité, rien de sincèrement compromettant, et encore moins sur ce qu’elle avait pu devenir. Quoiqu’elle avait prévu, c’était prémédité, et elle n’aurait laissé à la police aucune chance. Tu n’avais aucune idée de ce qui avait pu arriver ; Antigone avait toujours été de la trempe à se mettre dans des gros soucis pour rétablir une injustice, mais vous n’aviez jamais été perquisitionnés pour autant. Les deux agents finirent par quitter les lieux, et Achille eut aussitôt l’air plus grave, et ne prit pas la parole en anglais. « D’accord, je vais vous demander de m’écouter et de ne pas paniquer. Les deux hommes qui étaient venus n’étaient pas de la police. Ils me donnaient un mauvais pressentiment avant, mais le logo sur leur mandat de perquisition n’est pas le bon. C’est celui du tribunal et de ce service, mais il est différent spécifiquement pour ces lettres et celles de ce genre, j’en suis sûr. Il faut retrouver maman, et pour ça il faut lui téléphoner. Cali, tu as karaté, on ira tous les trois ensemble et on appellera avec le téléphone de ton professeur. Je n’ai pas envie qu’on ait l’air suspicieux, au cas où ils s’attardent, donc on va avoir l’air aussi normaux qu’on peut l’être, et on continue nos activités habituelles. Cali, mets toi en karategi, grimpe dans la voiture et ne fais rien de bizarre, t’es courageuse. » Hannah, elle, était restée absolument sans voix, la main agrippée à sa tasse de thé. « Achille, tu nous a sauvé la vie à nous trois. Nous allons allumer le moteur tous les trois ensemble, je ne veux voir personne dehors sans moi. Préparez vous, et dépêchez, vous êtes en retard ». Tu ne savais pas, à cette époque, que ce serait la seule et unique fois que tu te retrouverais dans une situation pareille. Les deux hommes ne revinrent plus jamais, probablement parce qu’ils s’étaient rendus compte que la supercherie n’avait pas prise, ou parce qu’ils avaient trouvé ce qu’ils voulaient ailleurs. S’ils attrapaient Antigone, tu étais sûr que vous n’auriez jamais été tenus avisés. Tu espérais que ce n’était pas le cas. Elle était trop intelligente. L’est toujours, d’ailleurs, tu te persuadais.


25/08/2014 - dans l'appartement étudiant d'Achille, franchement bien placé, faut vraiment étudier l'économie pour trouver une telle affaire.
I found peace in your violence, Can't tell me there's no point in trying, I'm at one, and I've been silent for too long

Donc voilà, c’était fait. Tu avais quinze ans, bientôt seize, et tu quittais définitivement le campus qui t’avait accueilli, après un an à ne plus oser t’y rendre du tout. Tu continueras à travailler ta thèse chez toi, en vidéoconférence avec tes professeurs, ou alors tu devras abandonner les études. Plus tu fatiguais de ta propre hypersensibilité, plus les crises se rapprochaient, et il t’était impossible de trouver une solution, pour l’instant, à ce cercle vicieux. Tu avais rendu les clefs de ton appartement dans Cambridge, Massachusetts, pour rentrer momentanément chez tes parents, sur Baltimore. Tu savais très bien que les retrouvailles seraient étranges, comme pour toutes les personnes qui ont appris à vivre seules et qui finissent par cohabiter avec leur famille à nouveau ; bien que cela arrive plus souvent chez les adultes de trente ans en difficulté financière que chez les mômes en état de phobie sociale. Tu n’avais cependant vraiment pas appréhendé de rencontres aussi froides avec ton grand frère, qui lui était resté dans la ville étudier. Achille t’accueillit d’un regard froid et bizarrement dédaigneux, ce qui était plutôt inattendu-- si on ne prenait pas en compte les derniers événements administratifs. Ton prénom avait effectivement été changé devant le juge d’instruction dès que tu fus émancipé - pourtant avec la bénédiction de tes parents sachant qu'en vivant à quelques heures il devenait impossible de signer tout ce qui te concernait, être appelé par la banquière sur un autre fuseau horaire pour régler une broutille et avoir la possibilité, enfin, de prendre l'avion sans soucis - pour Callis. Tu aimais bien ce prénom, il ressemblait plutôt au surnom que l’on te donnait petit, Cali, lorsque tu étais encore trop jeune pour trois grandes syllabes. Mais ce n’était pas suffisant, malgré tes espoirs, pour que la décision soit acceptée sans violence, apparemment.

- Donc tu as changé ton prénom maintenant ? J’espère que tu te rends compte que c’est définitif, des choses comme ça, que t’es enregistrée comme une freak dans les dossiers de l’État, une freak qui change son nom et qui veut changer de genre. Tu te rends compte que ça ne rime à rien ou tu es encore trop dans ton monde ? Tu aurais pu avoir une vie de mathématicienne tranquille et confortable, stimulante, un mari chercheur, des enfants qui grandissent en sécurité, mais non, il a fallu que tu ruines tout, abandonne l’université et que tu veuilles devenir un gars. Tu te fais du mal et tu fais du mal à tout le monde. Maman a vu ça elle en a été malade, vraiment malade. Papa est devenu tout blanc, j’ai cru qu’il allait s’évanouir. C’est lui qui t’avait choisi ton prénom, mais non, il a fallu que tu fasses n’importe quoi dans ta crise d’adolescente et aille tout ruiner auprès du premier juge. Tu es ridicule. Tigone a de la chance de ne pas avoir vu ce que tu es devenue. Tu fais honte. Je suis sûr que t’as fait honte à la chaire de mathématiques et que tu as été écartée, bien fait pour toi, freak.

Il savait que c’était faux, tu espérais. Tu n’avais pas du tout été banni du campus, tu avais même eu une lettre de recommandation de tes directeurs de thèse pour que tu puisses intégrer la première ou deuxième année d’une autre discipline dans la ville dont tu étais originaire. Tu avais choisi d’intégrer le campus de médecine John Hopkins, qui en matière de classement n’avait rien à envier à la Ivy League. Tu travaillerais probablement pendant l’été le programme, pour que ton don ait le temps de le digérer sans te faire partir en nausée, puis tu ne serais pas pris de court de l’année, où tu ferais semblant d’être en train d’apprendre pour avoir l’air un peu humain. Tu savais que ta transidentité pourrait poser problème, mais personne ne t’avait encore dit de choses aussi méchantes à ce sujet. Achille était doué pour être incisif, mais tu n’avais jamais été sa cible pour des choses importantes. Tu avais du mal à reconnaître le grand frère complice qui avait pu te prêter ses affaires plus jeunes sous un tel masque de dégoût. Visiblement, il semblait impossible de rester un été chez lui le temps d’attendre de te refaire une santé financière, et il te faudrait trouver un toit au plus vite. Au moins, tu avais moins de questions concernant la suite de ta transition ; il n'aurait pas à tomber sur des ordonnances pour la testostérone que tu hésitais encore à prendre pile pour ces raisons, que tu avais eu aussitôt en revenant sur Baltimore, où l'accès y était relativement plus simple. On t'avait dit, dans les groupes d'entraide, que les liens familiaux s'amélioreraient avec le temps, mais que les premiers jours seraient durs. Tu déglutis, essayant de ne faire paraître aucune larme, et annonça la voix grise ; J’ai pas envie de te revoir pour l’instant, Achille. Passe le bonjour aux parents, je me débrouillerai pour le reste. J’ai des sous de côté et un ami en ville.


20/12/2017 - dans une piaule étudiante qui sent l'overdose de café et le désespoir, en plus de tout ce qu'il y a de bon à jeter dans le frigo
"We were caught up and lost in all of our vices, in your pose as the dust settled around us - and the walls kept tumbling down, in the city that we love. Grey clouds roll over the hills, bringing darkness from above. But if you close your eyes, does it almost feel like nothing changed at all? And if you close your eyes, does it almost feel like you've been here before?"

Déjà deux mois depuis l’attentat et absolument aucun repos pour toi ; de tes parents qui avaient pu te parler encore et encore des attentats du 11 septembre, tu retenais une chose : tout le monde savait ce qu’il était en train de faire l’heure où il avait appris la nouvelle. Toi, tu étais dans un amphithéâtre à John Hopkins, en plein cœur de Baltimore, en train de faire semblant d’apprendre un cours d’anatomie de troisième année. Tu te souviens des murmures, des téléphones qui vibraient. Tu avais reçu toi aussi une alerte sur les réseaux sociaux, résumant brièvement la situation – attentat dans le métro, ville de Baltimore, MD. Nombre de morts inconnu. Prière de ne pas obstruer les lignes téléphoniques pour faciliter le travail des secours – et ton cœur s’était serré d’un coup. Tu n’étais pas à ce point attaché à la ville dont tu venais, tu ne t’y étais jamais senti bienvenu et ta famille non plus, mais tu prenais tous les jours le métro, et beaucoup de tes proches aussi. Il y aurait forcément des étudiants coincés sous les gravas, le cœur à l’arrêt, et une grande douleur pendant quelques jours dans tout l’établissement. Puis des commémorations, beaucoup, tu espérais. Peut-être qu’elles feraient passer la peine, rien qu’un tout petit peu. Le professeur, devant l’agitation générale apparue crescendo, dut hurler dans son micro pour être entendu par l’assemblée. Le doyen vous attendait tous et toutes dans le plus grand amphithéâtre, ce qui n’arrivait que le jour de la rentrée universitaire, d’ordinaire. Vous l’avez joint comme une armée aurait pu marcher, à voix basse, pour ne pas troubler le silence, tentant de prendre des nouvelles au téléphone de tous vos proches. Bien entendu les lignes étaient saturées, et ce probablement dans tout le centre ville, participant à la frustration générale. Le doyen fut doux et bref. Il enjoignait les étudiants en médecine les plus âgés et les plus forts mentalement à prendre un bus dépêché par le gouverneur, qui recherchait plus de mains pour accueillir et trier les accidentés selon leur degré de gravité. Il expliqua que l’attentat semblait être l’œuvre de personnes mutantes, et combien il était important de s’unir contre elles pour faire face, ensemble. Tu baissas les yeux vers tes pieds, dépité. Dans les jours qui suivirent, les hommages se multiplièrent, à la mémoire des trois étudiantes de première année disparues dans le souffle de l’explosion, et tous les élèves trouvèrent à s’unir dans la douleur et dans la lutte contre un ennemi commun. Si tu avais osé être un peu cynique avec l’un des tiens, pourvu que tu en rencontres un jour un, tu aurais pu lui dire que l’opération de communication était un véritable désastre, puisqu’elle n’existait pas. Rien n’existait pour contre-balancer les propos extrêmes des humains,  puisque tous ceux qui s’y risquaient vivaient au risque de disparaître d’une heure à l’autre. Tu t’étais cloîtré dans ta piaule étudiante, et avait amassé tous les articles de journaux, tous les témoignages des survivants, des visiteurs, des touristes, des proches, tous les compte-rendus de l’équipe de déminage que tu avais reçu en proposant de devenir leur consultant, tous les plans des arrêts de métro que tu avais déniché après avoir harcelé deux ou trois personnes, puis tu étais passé complètement à autre chose pendant deux semaines ; tu avais analysé les données d’une quinzaine d’accidents en tous genres, pour établir un schéma du comportement des individus pendant une crise inopinée ; tu découvrais intuitivement que 20 % des individus se retrouvaient en situation de panique pure, 60 % réagissaient en écoutant la plupart des instructions données, et le dernier pourcentage restant lui réagissait avec assez de mesure et d’intelligence pour parfois même s’improviser leader afin de s’en sortir. Et pour le dernier attentat, quelque chose clochait effectivement. Le prouver te prit plus de temps que le savoir, comme à chaque fois, mais tu finis par arriver à la faille qui avait condamné quelques personnes supplémentaires. Comme tu le pressentais, le passage souterrain s’était affaissé d’une dizaine de centimètres tout au long de sa construction. Imperceptible, certes, mais fatal dans le cas d’un incendie où l’air frais se trouve en descendant, et où l’issue de secours indiquait le mauvais sens. Ton directeur de thèse t’avait demandé, plusieurs fois, ce que tu cherchais à prouver, au final. Tu n’en savais rien. Peut-être qu’environ 20 personnes étaient plus mortes d’une bête erreur que d’un attentat commis par ton espèce, peut-être que tu te sentais coupable de ne pas comprendre le geste du tout venant de ta communauté, peut-être que tu voulais un monde où les deux cohabiteraient, où tu aurais pu être utile en temps et en heure. Ça n’aurait rien changé, au final, 297 morts contre 317, mais ça aurait peut être sauvé un professeur des écoles, une sans-abri, un secouriste, une enfant… Tu transmis les résultats à ton professeur, qui fit publier ça dans un bon journal scientifique, que tu lis la mort dans l’âme. Ça ne voulait rien dire. Accroupi face à une pile de témoignages récoltés par des journalistes dans une trentaine de langues, tu jetas un coup d’œil à ton téléphone. « Il y a deux jours nous aurions dû fêter un an ensemble, mais je n’ai encore aucune nouvelle de toi. Je suis fatigué d’être aveuglément patient en espérant que ça s’améliore. Je préfère qu’on en reste là tous les deux. Bonnes fêtes de fin d’année, Callis. J’espère que tu régleras ce qui te préoccupe tant. - Joseph. » Eh merde…

12/02/2018 - dans un quartier de merde de l'East Side, avec ses rues qui puent la pisse et des gens méchants.
Take me to church, I'll worship like a dog at the shrine of your lies, I'll tell you my sins and you can sharpen your knife, offer me that deathless death. Good God, let me give you my life

En te proposant comme medic bénévole dans les centres d’accueil pour personnes en situation d’extrême précarité, tu avais l’impression d’être un tout petit peu plus efficace. Paré d’un grand sac de premiers secours, tu donnais surtout un coup de main à des personnes dont les mutations étaient visibles ou vraiment invivables. Peter, un grand homme afro-américain, un cinquantenaire, pourvu d’une centaine d’épines sur le dos et au niveau des bras, était le plus attachant d’entre eux, avec ses histoires incroyables de vieux mutant catho, bi et séropo. La vie dans un squat avait fini par sérieusement atteindre ses poumons, et par chance, après des semaines entière à chercher un hospice, il était tombé sur un petit établissement alimentaire où quelques lits avaient été disposés, en attendant un arrêté sérieux pour accueillir des personnes vulnérables dans des institutions dignes, ce qui arriverait probablement dans dix ans, vu comment les choses étaient parties. Toi, tu avais quitté le bâtiment comme selon ta routine, deux heures après y être entré, à 21 heures passées. Tu fus interpellé de l’autre bout de la rue, et t’arrêta pour voir d’où provenaient ces voix, plutôt que de tracer ta route, parce que tu étais atrocement naïf et dépourvu d’instinct de survie. Il fallut peu de temps pour qu’un homme de facilement quarante kilogrammes de plus que toi te tombe dessus, t’attrape par le col et te débarrasse de ton sac. « Alors, sale pédale, on va donner à bouffer aux mutants ? Pas capable de t’occuper des humains, plutôt ? Pas assez des victimes, eux ? Pire encore, tu soignes leurs bobos ! Tu me dégoûtes, écoute tarlouze, on te croise ici une fois de plus et tu finis dans un fossé, c’est compris ? T’es pas un mutant, toi, au moins, pour faire ami-ami avec eux ? T’en as bien la gueule, en tous cas. Ramasse ton sac et dégage d’ici, avant que je change d’avis sur ton sort. » Tu étais resté absolument tétanisé alors que le type t’avait visiblement plaqué contre le mur et que son comparse et fouillait dans ton sac pour faire tomber tout ce qu’il dénichait par terre. Tu avais énormément de choses à lui répondre, à lui cracher à la gueule même, mais la présence son couteau dans la main gauche t’indiqua que ce n’était sûrement pas nécessaire. Tu n’étais pas un guerrier, tu n’avais plus qu’à attendre que la crise ne passe, en fixant son arme pour au moins voir venir les coups hypothétiques. Il y avait de cela vingt minutes, tu tentais encore de convaincre Peter de ranger son revolver dans un tiroir, alors que dehors les humains se promenaient devant les établissements d’accueil avec des couteaux. Et toi, tu étais là, à tenter de faire un lien impossible entre le monde extérieur et ta communauté, n’appartenant, avec ton privilège d’invisibilité, strictement ni à un milieu ni à l’autre. « Casse toi, y a la police qui tourne dans le quartier », pressa l’autre entre ses dents. Le plus grand te cogna alors pour la forme à plusieurs endroits, ne tenant pas compte de ses promesses, et te laissa abasourdi, au milieu de tes affaires, alors que des bruits de gyrophares retentissaient déjà dans une allée voisine. Tu hésitas à retourner à l'intérieur ; si tu avais le malheur d'être suivi, alors ils pourraient s'engouffrer sous leur toit, et tu les exposerais à une mort certaine. Toi, tu ne risquais quasiment rien à côté, et tu ramassas tout doucement tes affaires étalées par terre avant de reprendre ta route en te massant les côtes. Tu ne savais même pas quand il avait pu te blesser à cet endroit, mais tu voyais déjà venir un bel hématome ; il fallait que tu te décides enfin à trouver d'autres personnes, que vous puissiez vous organiser sans que tu finisses noyé dans un canal.

– DÉCOUVERTE DE LA MUTATION –

Cette fois-ci, tu comptais totalement t’éloigner d’absolument tout ce que tu avais pu étudier jusqu’ici. Tu avais tenté la psychologie, mais peut-être qu’il était possible de tout comprendre d’avance sur le stress post traumatique complexe seulement avec des connaissances basiques du fonctionnement du cerveau, tu avais tenté les cours les plus avancés de mathématiques pour lesquels le tableau noir avait été limpide de sens, mais le sujet t’intéressait et faisait écho à quelque chose que tu avais déjà rencontré, et peut-être que l’espagnol te paraissait aussi évident après avoir eu une colocataire hispanophone et très bavarde dans ta chambre étudiante en première année, le domaine obscure des sciences politiques américaines de 1950 à nos jours resteraient à coup sûr un domaine dans lequel tu ne savais rien, histoire de te prouver une dernière fois. Cela faisait un mois depuis l’annonce du présidents des Etats-Unis que des personnes ayant des mutations se développant vers la puberté existaient et autant de temps que tu te questionnais pour savoir si oui ou non tu étais concerné. Tu n’étais aucunement capable de faire voler des objets ou de faire dix kilomètres en quelques secondes, mais il y avait bien eu une nette différence chez toi entre tout ce que tu étais avant et l’espèce de monstre en matière d’intuitions que tu étais devenu maintenant – et tu haïssais ça, pour plusieurs raisons ; premièrement parce qu’avant tu étais un gamin intelligent et que dorénavant tout ne reposait pas sur ton mérite, mais aussi parce que tu en étais physiquement malade. Tu ne supportais plus rien, plus aucun bruit, plus aucune lumière, t’isolais de plus en plus pour ne pas voir ton cerveau exploser, et tu avais rarement autant fait de malaises en cours, au point que cela faisait quatre fois que l’on t’incitait à voir le médecin du campus, qui te trouvait toujours quelque chose de différent – dopage, troubles du comportement alimentaire, surmenage, dépression. Tu haïssais ça mais tu avais besoin de savoir ce qui clochait chez toi, et tu avais tenté en te rendant dans plusieurs salles de cours de plusieurs niveaux. En politiques états-uniennes contemporaines, la même histoire ; le professeur qui commence à raconter son cours sur un crétin appelé Nixon et sa guerre contre les drogues, ses mensonges pour les faire passer pour les responsables des plus grands maux de la terre, et son racisme juste derrière. Tu n’as suivi aucun cours du semestre mais celui-ci te paraît encore une fois évident, au point que tu réussis à devancer et de loin les instructions du professeur, une fois de plus. Forcément que le Mexique serait forcé de plier et d’accepter une opération de grande envergure à l’encontre de son commerce par un État voisin, ou accepterait sûrement un partenariat étroit avec un organisme nord américain, comme, oh, tiens ! l’opération Condor le révélera, surprise, tu espérais que les belligérants ne servirent pas d’exemple, mais encore une fois touché, sauf que non, comme tu avais pu t’en douter un moment avant, les villages furent contraints de se déplacer, les trafiquants furent arrêtés, certains torturés, et avec la moindre donnée supplémentaire tu serais capable de dire quels villages étaient concernés ayant déjà ciblé les endroits les plus probables mais n’osant pas être trop sûr de toi, alors que tu devinais déjà qu’aucun grand trafiquant de drogue ne fut touché, sans expliquer pourquoi cette analyse coulait de source – et tu étais cette fois sûr de ne jamais avoir entendu de Nixon de toute ta vie, ce qui a quatorze ans n’était pas encore grave. C’était juste que tu ne savais pas pourquoi sa politique te paraissait aussi évidente alors qu’il te manquait plein de choses, et, et – et tu recommençais à nouveau un énième malaise. Tu commenças à te lever pour quitter la salle au plus vite, au moins heureux d’être toujours avec ta petite taille et ton maigre nombre d’amis suivant les mêmes cours tout devant, et t’avanças pour quitter la salle avant d’être pris d’une grande nausée entraînant sa catastrophe dans les deux secondes qui suivirent, sous les cris dégoûtés des politistes de troisième année. Tu ne serais plus capable de mettre un pied en cours avant un long, très long moment.

– INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES –

- Callis est un jeune homme transgenre, assigné fille à la naissance par un médecin mal avisé et tellement pressé qu’il ne prit pas quelques années supplémentaires pour demander son avis à l’intéressé avant de hurler sa découverte à travers toute la chambre « C’est une belle petite fille que voilà ! ». Callis est aussi gay, ou comme il le rappelle lui-même, pédé, queer ; ce ne sont pas les mots dont il a peur, et celui-ci brille de partout sur son visage, sur ses manières, sur ses choix vestimentaires. Pourtant, il sait en cacher, des choses, mais dans ce cas, il a arrêté de se battre contre lui-même.

- Callis est un grand passionné de musiques cheesy des années 80, de mutations et d’anomalies génétiques en tous genres, de mathématiques appliquées aux dynamiques des fluides, de bouquins de la Renaissance, de hérissons, d’expériences chimiques foireuses, et un génie reconnu qui a eu droit à ses propres publications scientifiques dans des journaux spécialisés après avoir donné son nom à un algorithme de mathématiques comportementales - et sa place dans des journaux moins spécialisés pour raconter l’histoire inspirante de la petite autiste acceptée diplômée à quatorze ans, qui en plus se révèle être un garçon, pour déchaîner les passions des adultes et faire grandir le ressentiment des adolescents.

- Callis a un grand frère et une grande sœur, respectivement Achille et Antigone. Achille, c’est l’ancien adolescent boudeur et renfermé, qui pouvait rester des journées entières dans une chambre mal éclairée et surtout pas aérée, obtenant de très bons résultats sans forcément s’en rendre compte, qui finalement s’est métamorphosé pour devenir une personne d’apparence fréquentable. A 23 ans, il s’est trouvé une passion pour sa petite amie, qui étudie avec lui l’économie. Antigone, elle, s’est volatilisée dans la nature depuis longtemps, probablement pour sauver sa peau, sans un au revoir. Callis en garde le souvenir d’une adolescente sûre d’elle, révoltée et dynamique, qui rêvait d’anarchie et de communisme avec son petit livre rouge toujours dans son sac, qui continuait de mettre des t-shirts interdits pour aller en cours, et qui refusait d’honorer le drapeau américain tant que des civils étrangers mouraient sous les roues des tanks nationaux. Si elle vivait encore, ce dont Callis a la certitude au plus profond de lui-même, elle aurait 26 ans bien entamés, et fêterait son anniversaire bientôt. Les parents des trois, eux, étaient pour l’une scientifique acharnée dans un organisme privé , et pour l’autre, un homme légèrement plus vieux, rabbin un peu rêveur d'une synagogue d'à peine une centaine de personnes, mais d'une communauté très soudée.

NOM / PSEUDO – maenowen
ÂGE – 19 ans
GENRE – masculin
COMMENT ES-TU ARRIVÉ ICI – grâce aux top sites, j’ai ouvert plein de liens et au final j’ai eu un giga coup de coeur pour celui-ci <3
CODE RÈGLEMENT –Ok Aurélie
(c) blue walrus



c'est pas fini du tout il manque pas mal de choses genre les parties sur l'attentat etc auxquelles je dois encore réfléchir mais je vais essayer de faire au plus vite mais genre je poste pcq je suis une merde en codage donc ça me rend heureux quand ça marche


Dernière édition par Callis H. Shamoun le Ven 20 Juil - 11:24, édité 19 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice
Arrivé(e) le : 01/03/2018
Messages : 1072

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Jeu 12 Juil - 21:46

Bienvenue sur The Day We Fight !
Bienvenue à toi, citoyen de Baltimore !

Que tu sois d'ici ou d'ailleurs, tes pas t'ont mené dans la ville mère du vaccin qui a provoqué les mutations d'une partie de la population. Tu devras faire un choix, et ce choix impactera ton avenir au sein de notre communauté. La lecture des textes de loi de la ville est inévitable pour une bonne compréhension du monde qui t'entoure, nous t'invitons à te plonger dans leur lecture avant de poursuivre ton aventure plus loin.

Règlement / Chronologie / Annexes / Groupes / Pouvoirs / Bottins


Les autorités compétentes sont là pour t'aider, n'hésite pas à leur envoyer un message si la moindre question te vient en tête.

équipe administrative


N'oublie pas que tu as 10 jours pour terminer ta fiche mais qu'un délai supplémentaire peut être demandé ! Une fois ta fiche terminée, tu devras le signaler dans ce sujet




Et bienvenuuuuuuuuue ! Contente de lire que tu as eu un coup de coeur pour nous Bon courage pour ta présentation et n'hésite pas si tu as la moindre question !


Nothing burns like cold
(c) ZIGGY STARDUST.
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Arrivé(e) le : 09/05/2018
Messages : 43

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Jeu 12 Juil - 22:44

Bienvenue, bonne rédaction de fiche! :3


Just an Illusion
    Kacy Newman
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Arrivé(e) le : 25/06/2018
Messages : 34

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Jeu 12 Juil - 23:33

Bienvenue !

Bon courage pour ta fiche !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Arrivé(e) le : 12/07/2018
Messages : 9

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Ven 13 Juil - 7:44

coucou, merci beaucoup pour le doux accueil c'est très gentil! je fais les parties relatives à l'attentat et à la découverte de son pouvoir aujourd'hui si tout va bien!

ensuite à partir de demain soir je pars dans un camping, normalement il y aura internet mais s'il est en panne ou à 18e par jour et que je n'ai pas de réseau je n'aurai pas disparu, j'aurais juste pas de chance ahah :c voilà je préfère prévenir si jamais ça arrive, je ne disparais pas du tout c'est vraiment pas dans mon habitude ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice
Arrivé(e) le : 18/04/2018
Messages : 262

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Ven 13 Juil - 9:39

C'est noté, tu as droit à un délai de 10 jours de rab si jamais donc on te le mettra d'office avec cette explication =)


Life for Rent
I haven't ever really found a place that I call home. I never stick around quite long enough to make it. I apologize once again I'm not in love. But it's not as if I mind that your heart ain't exactly breaking
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice
Arrivé(e) le : 11/03/2018
Messages : 586

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Ven 13 Juil - 14:14

bienvenue par ici excellent choix de don ! J'en profite pour te signaler que ton avatar n'est pas aux bonnes dimensions (il ne fait que 200*259 au lieu de 200*320), n'oublie pas de modifier quand tu auras un moment je te souhaite bon courage pour la fin de ta fiche !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Arrivé(e) le : 15/06/2018
Messages : 60

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Ven 13 Juil - 22:30

Bienvenue par ici et bonne rédaction !



How am I supposed to tell you that I feel like I'm dying ?
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Arrivé(e) le : 12/07/2018
Messages : 9

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Ven 13 Juil - 22:40

coucou people!

j'ai plus qu'un paragraphe à écrire et après je vais essayer de faire un peu plus pour la personnalité, je vais attaquer la découverte des pouvoirs (enfin!) mais j'espère terminer d'ici ce soir. niveau genre corrélations, ce qui est possible, ce qui l'est pas, j'y vais un peu à tâtons parce que eh! c'est un univers que je connais pas encore mais ça viendra ♥️ j'essaierai de faire une liste des choses qui me font douter dans le truc des fiches terminées, mais c'est un scénario qui me fait franchement trop trop trop chaud au cœur, genre je suis inspiré (!!!) et les gens ont l'air d'avoir un excellent niveau d'écriture tout ça donc j'essaye de terminer vite et bien pour voir le reste ♥️

aussi je change le format de l'avatar dès que je peux promis! j'avais pas fait attention, je suis sincèrement une catastrophe en graphisme et en hébergement d'image en général, rien que pour celle-là j'ai testé genre quatre fois (sincèrement) ptdr désolé je suis mauvais je me penche dessus juste après avoir fini les paragraphes manquants!

aussi (bis) j'ai longtemps regardé le règlement mais je n'ai pas trouvé les mots pour le code, c'est genre à l'intérieur des encadrés dans les phrases? parce que je les aies toutes lues et j'ai pas vu de mots qui sortaient du contexte. j'ai tendance à surligner les trucs écrits parce que je suis autiste et j'ai du mal à gérer le blanc sur noir un petit peu (même si c giga beau) donc si c'est encodé ne l'ai pas vu. désolé je suis un boulet :c

voilà c'est tout pour moi (pardon) ♥️♥️♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice
Arrivé(e) le : 23/03/2018
Messages : 66

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Sam 14 Juil - 9:10

Pour le format de l'avatar, si tu as besoin je peux te bricoler un petit quelque chose =)

Pour le code, tu as un indice dans le règlement et normalement les mots devraient te sauter aux yeux si je puis dire ! Tu vas trouver j'en suis sûr !


I don't care who you are or what you can do. You're nothing to me except a step in the stairs leading to the top. Chop, chop, off you go. ▵ (c)endlesslove.
If you look for perfection, you'll never be content ▵ says the flawed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Arrivé(e) le : 12/07/2018
Messages : 9

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Lun 16 Juil - 12:42

coucou ♥️


bon bah comme prévu pas d'internet et très peu de temps pour me poser quelque part donc je vais essayer d'écrire tard le soir pour avoir la paix ouin. Normalement je suis plutôt tranquille et je peux répondre vite pardon ça tombe un peu mal tout ça.

Owen je veux bien que tu me donnes un coup de main si tu en as le temps et l'énergie!! ce serait super adorable de ta part, dis moi de quoi tu as besoin ou ce que tu veux en échange tout ça!

je suis vraiment content que le don plaise un peu, j'aime bien cette idée d'avoir un premier perso qui passe un peu comme un caméléon comme je connais pas encore beaucoup l'intrigue tout ça (même si j'ai lu tout ce que je pouvais ahah, les fiches et tout, vous écrivez trop bien je suis tellement heureux) ♥️

normalement j'ai fini l'histoire et d'ailleurs j'étais tellement enchanté par le groupe que ma soeur veut le rejoindre aussi et jouer l'agent qui parle avec Callis voilààà. on était tous.tes les deux sur le même groupe pendant 5 ans mais il a coulé donc c'est génial!! par contre elle est giga lente à faire sa fiche, elle, ahah

voilà il me reste deux gros trucs à faire promis je tente ce soir si on me fiche la paix une heure ahah

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Arrivé(e) le : 05/06/2018
Messages : 33

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Lun 16 Juil - 12:59

Hey bienvenue =)

Juste pour dire, tu as encore 6 jours pour faire ta fiche hein, te stress pas pour rien ! Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Administratrice
Arrivé(e) le : 23/03/2018
Messages : 66

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Lun 16 Juil - 13:29

Comme dit par Adam, ne t'inquiète pas, tu as encore du temps sur ton délai de base (et on y ajoutera si besoin le délai supplémentaire) donc pas de pression =)

Je t'ai mis un avatar trouvé sur bazzart et le crédit assorti en attendant de t'en bricoler un !


I don't care who you are or what you can do. You're nothing to me except a step in the stairs leading to the top. Chop, chop, off you go. ▵ (c)endlesslove.
If you look for perfection, you'll never be content ▵ says the flawed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Fondatrice
Arrivé(e) le : 01/03/2018
Messages : 604

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Mer 18 Juil - 10:44

Bienvenue Callis ! J'espère que tu te plairas parmi nous





This world doesn't need no opera. We're here for the operation. We don't need a bigger knife. We're killing strangers. We got guns — Mother fuckers better run.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Arrivé(e) le : 12/07/2018
Messages : 9

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   Jeu 19 Juil - 13:58

coucou! merci beaucoup pour l'avatar c'est super gentil!

je crois que j'ai fini
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you   

Revenir en haut Aller en bas
 
Callis H. Shamoun - shoot a bullet on me, i'm a bullet on you
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» You'd better run, better run, faster than my bullet. (29/05 à 03h10)
» band aids don't fix bullet holes - LOLA&OXANNA
» you shoot me down but i won't fall › Ilian Oms
» || -18 || (flashback) Seconds from my heart, a bullet from the dark. [Leo]
» Les Rangers 2.1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ THΞ DΛY WΞ FIGHT :: RESTRICTED ACCESS ONLY :: RHEA - TERMINAL ACCESS :: VALIDATION PROCESS-
Sauter vers: