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 Alexander M. Pierce ~

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MessageSujet: Alexander M. Pierce ~   Lun 30 Avr - 16:43

dossier mutant
NOM – Pierce
PRÉNOM – Alexander Maximilian
ÂGE – 48 ans
MÉTIER – Tueur à gages, ex-militaire
GROUPE – The Trail
AVATAR – Keanu Reeves
LIGNÉE – ACQUIS
MUTATION – Manipulation de l'énergie cinétique.
DESCRIPTION DU POUVOIR – Chaque chose, chaque objet, chaque corps, chaque énergie possède sa force. Une force capable d’alimenter un mouvement, une force capable de provoquer des dommages, une force capable d’encaisser des dégâts. Que ce soit de la simple baffe qu’il reçoit au rayon de soleil sur sa peau, Alexander est capable d’en survivre et d’en tirer des effets bénéfiques. Il peut absorber les dégâts d’une balle tirée à bout portant et la reconvertir en une force proportionnelle à la vitesse et à la force initiale. Véritable batterie d’énergie, il arrive à canaliser l’énergie du soleil et à résister à une puissance thermique élevée telle les explosions. Capable de tirer une force de chaque collusion d’atome, Alexander s’est toujours limité à un usage purement défensif, mais parfois lorsque ses proches sont en danger ou qu’il est acculé, il lui arrivé de provoquer des cataclysmes qu’il n’a jamais désiré.
MALUS –Rien n’est éternel. Rien n’est sans limite. Même un fusible peut disjoncter. Même une batterie peut mourir. A force de canaliser et de manipuler l’énergie, cette dernière se retourne contre nous. Dans le cas d’Alexander, il s’agit des blessures qu’il aurait dû subir sans l’usage de son pouvoir. Si aujourd’hui il arrive à survivre d’une balle en pleine tête, deux jours après, il en ressentira les douleurs comme s’il n’en avait jamais réchappé. Aujourd’hui, Alexander ressent encore les douleurs d’une voiture qui s’était écrasée sur lui et un camarade durant ses années à l’armée. Plus il vieillissait, plus il ressentait le coût de sa mutation. Autrefois il avait pu recevoir un coup qu’il ne sentirait que l’année suivante. Aujourd’hui, il recevait un coup et en ressentait la douleur le lendemain. Ces désagréments surviennent fréquemment alors qu’il ne fait pas usage de son pouvoir. Il peut cracher du sang au beau milieu d’une conversation, ou alors se mettre à boiter soudainement alors qu’il marche dans la rue. Vestiges de toutes les douleurs qu’il a encaissées.
– PERSONNALITÉ ET PHYSIQUE –

« A première vue, le patient semble posséder toutes ses facultés mentales. Il a l'air d'avoir une certaine raison et paraît sociable. Cependant, il demeure toujours dans un silence tombal, il préfère répondre aux questions plutôt que d'engager la conversation. Nous y voyons là de la discipline, c'est peut-être là le résultat de toutes ces années dans l'armée, à obéir plutôt que de poser des questions. Au vu des nombreux tests qu'on lui a fait passer, nous pouvons affirmer que ce n'est pas dû à un faible niveau d'éducation, mais plutôt à sa lucidité, le sujet est capable d'analyser d'un simple coup d'oeil lorsqu'il est en position de force ou de faiblesse. Nous nous sommes heurtés à des difficultés, le cobaye semble s'accrocher à quelque chose, il est passionné par certaines choses, même dans la douleur il épelle certains noms, peut-être qu'il s'agit là de membres de sa famille. Tout au long de l'analyse, nous avons noté qu'il n'y a eu aucune tentative d'évasion, nous avons jugé que cela était peut-être due à une certaine modestie ou alors qu'il n'avait pas assez confiance en lui. Cependant, au vu de son dossier familial, la foi en ses capacités n'a jamais été un problème, nous pouvons affirmer que les devises de sa famille sont ancrées au plus profond de son âme. Une chose est sûre, le sujet est d'un tempérament rebelle et impulsif. Il ne se laisse pas guider par la supériorité quantitative, même si la société voulait le voir mort, le cobaye se plairait à survivre par pure moquerie. Les émotions l'atteignent plus que les blessures qui pourraient accuser son corps. Même dans la douleur, le patient semble faire preuve d'un état stoïque plus élevé que la moyenne, il semble avoir le contrôle sur son environnement, mais une fois que l'on a pénétré son esprit, il devient plus compréhensif. Pour conclure, Alexander Pierce n'est pas un homme qui suit le troupeau, Alexander Pierce est le loup dans la bergerie qui n'a que seul maître Dieu... »

« Il était là ! Tout de noir vêtit, on aurait dit des croquemitaines, vous voyez  un peu comme ces hommes qui travaillent dans les pompes funèbres. Ou si vous préférez ces prêtres, mais sans leur col blanc ! Enfin bref, tout ça pour dire qu’il portait des chaussures en cuire noire, un pantalon noir et une chemise noire et une veste noire. Lorsqu’on l’a aperçu, on avait pensé qu’il devait y avoir un enterrement quelque part. Ce n’était pas juste à cause de ces vêtements sombres, mais il y avait quelque chose de morbide dans sa démarche. Chacun de ses pas était lent et minutieux, comme si le temps n’avait pas le moindre effet sur lui. Comme si chacun de ses mouvements avait un but précis. Cela se voyait à sa démarche qu’il n’avançait pas pour rien. En plus de tout ça, sa morphologie prenait la place dans tout le couloir. Il n’était pas gros, il était grand, élevé, long ? Peut-être qu’il approchait le mètre 90. Une chose est sûre en tout cas, il n’était pas obèse, quand il revenait en sueur le soir dans son appartement, on avait la chance d’apercevoir les traits de chacun de ses muscles, durs et endurants. Il ne ressemblait pas à un homme sous stéroïde, mais on comprenait aisément qu’il faisait du sport intensif. Ce qui était le plus effrayant chez lui, c’était ses yeux. D’un noir aussi sombre que la nuit, d’une profondeur aussi vide que les tréfonds de l’océan. Ses yeux ne reflétaient rien d’autre que le reflet de soi-même, ils semblaient voir en nous comme si aucun secret ne pouvait être caché. On ne comprenait cela que quand on avait la chance de croiser son regard, mais lorsque les mèches avant de sa chevelure retombaient à hauteur de ses orbites, il était impossible d’apercevoir la couleur de ses iris. Malgré la densité de son cuir chevelu, la longueur ne dépassait guère sa nuque. La période hippie était loin derrière lui, malgré cette barbe mal rasée qui trônait sur ses joues et son cou. Jusqu’à maintenant, on n’a pas réussi à savoir de quel pays il venait. Parfois il avait un teint pâle et intriguant comme les pays d’occident, de temps en temps il avait le teint bronzé et amical comme les pays d’orient et quelques fois, sa couleur de peau témoignait de colère et d’émotion comme les amérindiens. Et pour finir, il s’exprimait lentement et sagement comme nombreux des peuples africains, mais le ton de sa voix demeurait aussi sincère et impartiale que le dévouement asiatique. »
 
– AVANT L'ATTENTAT –

Chapitre 1 : 1973

« Seigneur, entends mes prières, ne rappelle pas vers toi ta création, entends ma voix et laisse-moi prendre dans mes bras cet enfant innocent… »


L'amour. Sentiment impalpable qui revêt des formes aussi tactiles que l'air, pourtant l'être humain se borne à vouloir l'étreindre dans ses mains, à l'embrasser de ses lèvres asséchées sans pour autant en comprendre sa saveur. Mère était la seule capable de ressentir au plus profond de son être le bonheur le plus pur que provoquait l'amour, car elle était la seule qui pouvait payer le prix de ce dernier. Elle était la seule à risquer sa vie au nom de l'amour, elle était la seule à risquer sa vie au prix de la mort. Madame Pierce était de ces femmes qui n'avaient jamais frappé aux portes de Cupidon, pourtant elle eut la chance insoupçonnée de mettre au monde cet enfant aux traits obscurs, elle n'avait pas eu suffisamment de temps pour le border, que Dame Faucheuse était là, à le couver de ses bras froids et funestes. Le jeune Alexander n'était en rien une exception, à peine âgé de trois ans que le voilà condamnait à mort par cette vague de froid qui avait rongé le pays, piégé dans le couloir de la mort, l'hôpital de Baltimore devenait peu à peu un cimetière en cette année 1973. Alors que la mère cherchait grâce auprès de Dieu, le père se remettait à lui-même et à ses semblables les hommes qu'on qualifiait de scientifique. Docteur Maximilian Pierce, diplômé de sciences génétiques et propriétaire de quelques pharmacies en ville, à ses heures perdues, le docteur se faisait conseiller municipal. Il n'avait jamais été élu par le peuple, c'était la nature qui l'avait conduit à côtoyer l'élite, lui enfant de basse naissance, lui qui avait tant lutté pour en arriver là.

Depuis quelques temps, le mari avait perdu la confiance de son épouse qui le culpabilisait de ses absences et des heures tardives auxquelles il rentrait. En réalité, c'était la peur qui rongeait cette femme aux origines orientales, cette femme qui n'avait jamais connu le confort et la paix tant convoités des pays d'occident. Arrivée à l'âge de cinq ans sur le sol américain, Shahrazade Pierce s'était très vite habituée à son nouveau pays, montrant des capacités intellectuelles et physiques exceptionnelles. Durant toute son enfance et son adolescence, la jeune mère avait appris la cruelle réalité de la vie, la sombre folie des hommes, elle avait vu à quels points ces hommes étaient des bêtes. Alors, elle commença par cette salle de boxe au coin de la rue à ses onze ans, ensuite s'en suivi l'escalade sportive, scolaire et pour finir professionnelle. A son entrée à l'université, Shahrazade suivait déjà le programme destiné aux jeunes recrues de ce qui était aujourd'hui l'Agence. Membre décorée de la CIA, sa dernière mission après avoir parcouru le monde, a été d'espionner et de surveiller Maximilian Pierce. Nul ne savait ce qui avait conduit ces deux êtres à s'aimer et à donner la vie, pourtant ils étaient là, attachés à ce morveux qui attirait la passion et l'énergie de chaque chose qui l'entourait. Malgré une famille relativement aisée, Alexander était traitée de la même façon que chaque enfant qui était dans la pièce, non seulement la situation l'imposait, mais sa mère obligeait toute la famille à une certaine valeur de modestie. Après être sorti d'une pénombre intrigante, le médecin se présenta et ses yeux embrassèrent un moment ceux de Pierce sénior. La mère ne manqua pas de noter cette collusion pour la moins étrange, mais l'inquiétude qu'elle éprouvait quant à la santé de son fils était le plus important.

« Nous avons trouvé un sérum… »

Un silence jalousé des morts s'installa dans la pièce et gela tous les corps présents. Figés dans le temps, chacun appréhendait la nouvelle de différentes façons. Le père avait croisé les bras et avait baissé ses yeux recouverts d'une paire de lunettes rectangulaires qui lui donnaient un air sournois. La mère, quant à elle avait plongé son regard inquisiteur dans celui du docteur. Shahrazade avait des yeux perçants, capable de briser même une roche et en extraire le contenu. D'un simple regard elle apprenait, d'un simple regard elle hypnotisait. La terreur et la crainte se lisaient dans la vision du docteur, une légère goutte de sueur perla le long de son visage et le trahit. Il était difficile de dire si cela était dû à la menace que lui inspirait madame Pierce ou s'il n'était pas convaincu des propos qu'il avait avancés. Timidement le docteur s'avança et se présenta difficilement devant la perfusion du jeune Alexander. Il avait des airs de Frankenstein avec son corps chétif et ces immondes lunettes rondes qui trônaient sur son nez, rien qui n'inspirait confiance à la jeune maman qui épiait les moindres gestes. Le toubib extirpa ses mains des poches de sa blouse et révéla ses secrets, une seringue et le flacon qui contenait le fameux remède. Expérimenté, le médecin avait réussi à cacher la face écrite du flacon, celle où était mentionnée le nom de la substance et son fabriquant. Le père, pourtant spécialiste dans le domaine, ne prit pas la peine de poser la question, ne prit même pas la peine d'observer la scène de ses yeux. La vie de l'enfant en jeu, la mère ne put résister à la tentation, avant que la pression du doigt n'ait envoyé l'inconnu dans le sang de l'enfant, elle saisit violemment la main du docteur.

« Attendez ! Qu’est-ce que c’est… ? »

Encore une fois le souverain silence conquit la salle après avoir bousculé meubles et corps. L'instinct maternel s'était éveillé, exerçant une douloureuse pression sur le poignet du docteur. Shahrazade dévisagea cet être qu'elle avait déjà qualifié de fourbe, avant d'interroger de ses yeux noirs l'absence de réaction de son mari.

« Ma chère. Laisse-le faire, il sait ce que coûte son geste... »

Maximilian Pierce ne parlait que rarement. D'une voix sombre et dénuée de tout sentiment, il s'imposait facilement aux gens. Son physique athlétique et cette sérénité arrogante faisaient de lui un homme intriguant vêtit d'une aura écrasante. Sa femme était la seule capable de se dresser devant lui quand il s'habillait de ce costume ténébreux qu'il portait à cet instant. Préoccupée par cette décision paternelle, la mère cherchait désespérément une réponse et en oublia le docteur qui accomplit son vil méfait. Quand Shahrazade se rendit compte qu'il était trop tard, son bras lâcha prise, ses yeux tremblèrent de larmes devant les écritures qui ornaient le flacon. Représentés par les quatre cavaliers de l'apocalypse, quatre lettres se démarquaient de tout le reste. R.H.E.A.

« Pourquoi as-tu mêlé notre famille à ça ? Maximilian... »

Chapitre 2 : 1986

Journée paisible à Baltimore. Une comme il en manquait tant d’autres, malgré un climat relativement serein, le simple homme ne prenait pas la peine de méditer sur ces évènements majeurs qui érigent le monde dans lequel il vivait. La guerre froide menaçait toujours le monde, aboyait aux portes de chaque pays. A Baltimore, c’était les accidents étranges qui visitaient certaines portes de familles. Le jeune Alexander, âgé de seize ans, pensait qu’il n’y avait pas plus menaçant et apocalyptique que la catastrophe de Tchernobyl. La ville disposait de nombreux moyens pour distraire la population, comme ce fameux match de football américain entre le lycée de la ville et un autre.  Pierce junior allait décorer son nom sur son maillot en finissant par lui donner le numéro du Diable, le soixante-six. Depuis qu’il avait survécu à cet hiver obscur et funeste, sa mère avait insisté pour qu’il suive toujours des activités physiques, couplé à l’hérédité que lui offrait les gênes de son père, Alexander se hissait toujours à un haut niveau de compétition. Aujourd’hui, il était receveur dans ce sport qu’on jugeait tant brutal. L’adolescence trahissait le jeune Pierce, elle dévoilait ses traits violents et ses instincts primitifs, « mangé ou être mangé » comme lui répétait son père. On lui avait appris à encaisser chaque coup, à extirper chaque douleur de la souffrance et naturellement quand il tombait, il se relevait tel le lion endormi. Madame Pierce était toujours dans la foule, toujours prête à la quitter pour s’élever dans un tonnerre d’encouragement pour son fils. Les parents avaient divorcés depuis que le petit avait douze ans, son père lui avait dit que c’était pour l’encourager à gagner, le jeune Alexander pouvait voir son père que quand il ne gagnait. Maintenant qu’il avait seize ans, la consigne du père n’avait pas changé, au contraire, elle s’était ancrée au plus profond de l’âme du fils.

« Debout Pierce ! Il est temps que tu charges ! »

Etendu sur le sol après un violent plaquage, il regagnait son souffle avec quelques difficultés. Après un rapide vol pour s’emparer de la balle, Alexander fut abattu violemment par des épaules qui atterrirent dans ses poumons découverts. Tendre les bras pour marquer ou se protéger et se prémunir ? Attaquer ou défendre ? Le jeune homme n’arrivait pas encore à faire la nuance. Alors il était rapidement soumis aux encouragements et à la dévotion de ses équipiers. Alexander canalisait la passion et le désir de ses camarades pour se relever. Il devait charger. C’était simple dans son esprit, d’une lucidité insoupçonnée, il n’y avait qu’une chose à faire : rendre le coup qu’on lui avait donné en plus intense si c’était possible. D’un calme félin, Alexander reprit place sur sa ligne, discipliné tel le légionnaire romain, il attendait les instructions du quarter-back. Tout le stade retint son souffle aux commandements du meneur de jeu, ses légions étaient prêtes à se ruer sur les hommes qui défiaient leur forteresse. Un maigre point suffisait à leur donner la victoire, le temps finirait par les enterrer.

« Hut ! »

Les cavaliers prirent les ailes et entamèrent leurs chevauchées. Les solides piliers de Baltimore contenaient avec bravoure les assauts adverses, préservant avec fierté leur capitaine qui détenait la balle en main, en quête d'un allier pour lui offrir. Le jeune Pierce se présenta au coeur de la mêlée en usant de surprise, son rôle consistait à s'étendre sur l'aile droite du terrain pour recevoir une longue passe, mais il dévia tel le fou, coupa sa course pour tracer une diagonale en direction du centre. Dos à son objectif, Alexander assura la réception de la courte passe avant de tourner sur ses talons tel le patineur artistique. Chargé. Le jeune Pierce ressentait toute la férocité de sa course, des conflits de tous ces muscles puissants qui se déchiraient entre eux, le terrain avait pris la forme d'une arène où chaque gladiateur bataillait pour une survie commune. La vitesse d'Alexander avait augmenté d'un léger cran, mais rien qui ne pouvait montrer une quelconque anomalie, mais au plus profond de son coeur, le jeune homme savait qu'il ne devait plus s'identifier au cheval, mais au taureau. Baltimore allait se heurter à un mur pour obtenir la victoire. Un mur qui représentait le triple du poids du jeune Pierce. Il était seul face à trois adversaires, mais le jeune homme se souvint qu'il avait une monnaie à rendre à l'un d'eux. Pour Alexander, c'était un sacrifice à faire, une cause pour laquelle il fallait jeter corps et âme. Il avait son envie de gagner, son désir de vengeance et la rage de ses camarades et supporters. En fin de compte, il était en surnombre. Alors, ce fut tout naturellement qu'il chargea tel le taureau, son épaule gauche allait servir de corne, son corps entier viendrait apporter toute la force de la traversée et s'écraser contre ce mur. La course effrénée de ce jeune suicidaire s'écrasa sur le mur qui ne tomba pas.

Une chose cependant suscita la stupeur du public qui se leva. Quelque chose d'anormal immobilisa les gladiateurs présents dans l'arène. Acteur et spectateur observaient la même scène. Alexander Pierce était lui aussi debout, refusant de plier face à ces trois forces qui agissaient sur lui. La première avait étreint les épaules de l'adolescent et les contenait contre ses poumons. La deuxième s'était abaissée, enlaçant la hanche du jeune mutant pour le faire tomber. Pour compléter la trinité, le dernier s'était attaqué aux genoux d'Alexander pour le briser. Cependant, il était debout, il croyait fermement à ce qu'il devait accomplir. Poussé par l'envie, il prit appui du sol avant de laisser cette énergie traversait ses pieds et remonter passionnément jusqu'à ses hanches. Le mutant disposait d'une condition nécessaire à l'emploi de la force, l'équilibre. Il réussit à s'extirper de l'enclave de ses hanches en posant un pied en avant, trainant son boulet par la même occasion. Cette semi-liberté suffit à exercer une pression assez forte sur les épaules pour faire trembler la muraille. Les premières fissurent se perdirent dans le bruit d'un coup de sifflet salvateur. Les quatre corps étaient à terre, à une cinquantaine de centimètres du point d'impact. Alexander Pierce ne savait pas encore s'il était un héros de ce match ou un monstre sortit des enfers. Il aurait dû tomber, se briser pour ne plus jamais se lever, il avait fait bien plus, il avait combattu et devint plus fort dans la bataille. Le stade s'était tut, comme endormi dans un rêve étrange, chacun se posait la même question : comment cela a été possible ? Peu importait de toute façon, le résultat était là...

« Touchdown ! »

Chapitre 3 : 2001

« Lieutenant Pierce ? Veuillez me suivre s’il vous-plaît. »

Loin des conflits du tiers-monde, Alexander se releva et arrangea nerveusement sa veste, lui qui était pourtant très minutieux, il était arrivé en retard aujourd'hui. C'était pourtant son jour, le plus beau de celui de son existence. Il devenait enfin père. Âgé de trente et-un ans, il remerciait le ciel de l'avoir laissé vivre jusqu'à cet instant. Lui qui avait vu les horreurs de la guerre, lui qui avait assisté au massacre des hommes et à leur folie. Marchant lentement, le militaire se remémorait toutes les choses qu'il avait traversées avant d'arriver là. Les dures années d'université étaient dans son dos, il s'était acharné à obtenir sa licence, mais n'a pu l'exploiter. Alexander ne s'est jamais senti à sa place sur les bancs de l'école, devoir se contenir et être le plus discret possible, ne plus pouvoir pratiquer de sport. Ce fut naturel qu'il laissa la tenue d'écolier pour enfiler l'uniforme militaire. Il n'avait que père et mère et ces derniers étaient séparés, chacun cherchant leurs vies de leurs côtés, rien ne le retint sur le sol de Baltimore. Les nombreuses décorations de sa veste témoignaient des pays qu'il avait foulés. Alexander avait vu l'Afrique dans sa représentation la plus sombre, il était au Rwanda en 1994, à son retour au pays, il s'était mis à fréquenter les bars pour oublier les atrocités qu'il avait vues et à chaque fois c'était l'incident. D'un tempérament impulsif, il fut quand même appréhendé par cette jeune femme à qui il rendait visite. Elle avait réussi à effacer l'enfer qui trônait dans son esprit et aujourd'hui, il obtenait la récompense de ses efforts. Pierce le second du nom était prêt à rencontrer le troisième du nom. Après une grande bouffée, il tourna la poignée de la porte et entra.

Elle était là, allongée sur ce lit blanc, les bras resserrés sur cette petite chose fragile et délicate, un sourire trônait fièrement sur ses lèvres, même si ses yeux trahissaient de la fatigue qui la rongeait. Alexander eut un rire gêné avant de s'approcher de sa charmante femme et de cette ravissante jeune fille qui aurait le plaisir de l'appeler Papa. Tendrement, l'épouse tendit à son mari le nourrisson, elle devait se reposer. Quant à lui, il eut un regard inquiet, il n'avait jamais tenu d'enfant dans ses bras, il n'avait jamais fait preuve d'autant de délicatesse. Tenir un bébé n'était pas chose aisée, il y avait une technique qui n'était connue que des parents et le lieutenant ne l'a jamais été. Alors, délicatement Alexander prit son enfant dans les bras, prenant soin de tenir dans sa main le cou du nouveau-né. La seule chose qu'il savait, c'est que les muscles n'étaient pas assez développés pour pouvoir supporter le corps. Pierce n'avait jamais ressenti une telle sensation, lui qui n'a fait qu'ôter des vies pour préserver d'autres, le voilà qui en avait donné une. Il se mit à faire les quatre cents pas dans la salle, bordant soigneusement sa progéniture pendant que son épouse regagnait les bras de Morphée. Elle avait passé la nuit du dix septembre 2011 à donner la vie, en cette journée du onze, elle avait droit au repos, son mari s'occuperait du reste. Alexander songeait à tout le temps qu'il passerait avec les deux femmes les plus importantes à son coeur, une fois qu'il serait sorti de l'hôpital il irait demander à ce qu'on rallonge sa permission, afin de profiter au maximum de ces instants. Soudainement, une infirmière entra avec empressement dans la chambre, se saisit de la télécommande de la télévision et l'alluma sans la moindre explication. Alexander voulut la remettre à sa place pour l'avoir dérangé dans ce moment d'allégresse, mais il coupa court à son envie...

« Que Dieu nous vienne en aide… »

Ce furent les seuls mots que cette femme prononça. Le lieutenant Pierce quant à lui préféra garder le silence. Ses yeux se braquèrent sur le poste de télévision et sur la vision d'horreur qu'elle offrait. Les tours du world trade center étaient dévorées par les flammes de l'enfer. Alors que le journaliste tentait de contenir ses larmes et d'annoncer les faits, le nombre de victimes s'élevait. Les médias parlaient de terrorisme, pour Alexander ce n'était qu'une question de représailles. Lui, mieux que d'autres savaient que ce qu'ils avaient fait dans le tiers-monde finiraient par les rattraper et en voilà un exemple macabre, la trompe du jugement dernier venait de sonner avec ces attentats. Madame Pierce ouvrit les yeux et mit un terme à son sommeil, elle regardait aussi avec stupeur les images qui se présentaient à elle. La jeune mère ne put contenir ses larmes à l'image de l'infirmière. Alexander s'était plongé dans un silence, il était habitué à voir ce genre de choses, mais jamais il n'a pensé que cela pouvait arriver sur le sol américain. Le militaire se détourna de cette vue apocalyptique pour fixer l'horizon par la fenêtre de la chambre, il préférait offrir à sa fille le paysage de Baltimore plutôt que l'annonce d'un conflit qui n'était pas prêt de se finir. Détaché, froid, il continuait tout de même de border son enfant, sourire aux lèvres, comme si ce qu'il venait de voir n'existait pas car cela appellerait des conséquences. Dix minutes n'eurent pas le temps de s'écouler que les ennuis s'étaient déjà présentés à la porte des nouveaux parents. Un déclic, suivi de deux hommes qui se présentèrent. Alexander eut la malchance d'observer le reflet de leurs dégaines dans la vitre qu'il faisait face. Malgré leurs beaux costumes noirs, il y avait cette odeur malsaine et putride, ça puait le gouvernement.

« Lieutenant, votre pays a besoin de vous. »

Alexander se retourna pour faire face aux deux hommes, sa fille dans les bras. L'infirmière sentit qu'elle n'était plus à sa place, alors elle sorti brusquement, ne manquant pas de bousculer l'un des deux agents, révélant ainsi la carte dissimulée sous sa veste. RHEA était l'inscription qui se voyait le plus et cela n'a pas échappé aux yeux du lieutenant Pierce.

« Mon pays ou votre organisation ? Depuis que j'ai rejoint l'armée, vos hommes n'ont pas manqué de me suivre partout où j'allais. Alors trêve de formalités et de bienséance, dites-moi ce que vous voulez et partez d'ici. »

Alexander était de ces hommes véridiques et pragmatiques qui n'aimait perdre son temps en parole inutile. Le nouveau père avait eu l'occasion de discuter avec ses parents quant à l'incident qui a survenu le jour où il avait découvert ses pouvoirs, il n'avait jamais gardé ce secret pour ses proches. Sa femme l'avait accepté comme il était et n'a jamais douté d'avoir un enfant avec lui, malgré les risques que cela pouvait entrainer pour son fils. Sa femme avait toujours peur de voir les hommes de cette corporation venir prendre son mari pour l'emmener dans Dieu ne sait quelle prison de Guantanamo.

« Je t'en prie Alexander, écoute ce qu'ils ont à te dire. Tu viens toi-même de voir les informations, la raison te demande mon amour. »

Pierce poussa un soupir de désespoir, il était condamné, même sa femme avait rejoint leur cause, ou plutôt elle était effrayée. Alexander ne craignait pas ses hommes, il savait que tant qu'il se tiendrait loin de la population et qu'il ne révélait pas ses pouvoirs, il ne risquait rien. De plus, il leur était très utile sur le terrain, à plusieurs reprises son unité avait eu l'occasion de travailler en collaboration avec la CIA et ces hommes intrigants. Le plus gradé vint replacer sournoisement ses lunettes sur ses yeux, affichant un sourire narquois, il cracha enfin son venin.

« Votre unité vous attend. Vous allez embarquer pour l'Afghanistan... »

Chapitre 4 : 2015

« Tout a merdé… »

Ce furent les derniers mots qu'il entendit avant de fermer les yeux et de tomber. L'obscurité du sommeil n'était pas différente de l'obscurité qui régnait cette nuit-là. Son ouïe demeurait en éveil et entendait toujours les détonations à diverses positions du périmètre. La mission a subitement été abandonnée, mais le combat perdurait. Alexander profita de cet état de somnolence pour parcourir tous les évènements qui l'avaient mené ici. Lui, père d'une magnifique adolescente de quinze ans. Lui, mari d'une divine épouse qui ne succombait pas au temps. Il avait survécu aux sept enfers de la guerre, mais cet assaut-là a eu raison de lui. Il était revenu sur le sol américain il y avait un an de cela et il était déjà dégoûté de son pays. Après avoir parcouru les sols de l'orient pendant plus d'une décennie, voilà la récompense qu'on lui offrait. Toutes ces années à préserver les intérêts de l'Amérique et la voilà qui le traînait comme un chien. Ajouté à cela, on lui offrait les honneurs du mépris et du dégoût dû à la nouvelle « race » d'humains dans laquelle il était. Il était évident qu'après l'annonce dévoilant l'existence des mutants, le Capitaine Pierce ne pouvait plus rester sur le champ-de-bataille. Ses hommes avaient eu l'occasion de le voir à l'oeuvre durant ses nombreuses prouesses, trop souvent accidentelles, mais ils étaient soumis au secret d'état couvert par la présence de la branche intervention de Rhea. Il avait eu à sa charge deux cents hommes, mais il était toujours présent dans tous les affrontements, auprès de l'unité dans laquelle il avait fait ses premiers pas. Cette unité en l'occurrence avait été décimée par un attentat suicide pour le moins étrange après cette fameuse révélation. Dix hommes avaient perdu la vie dans l'explosion. Lui seul en avait réchappé, lui seul était rentré après ce tragique événement. Il le devait à sa mutation.

« Posez-le sur la table. »

Secoués par ses souvenirs et par ces hommes qui le tiraient par tous les membres, Alexander tenta de discerner quelques visages au milieu de cette lumière aveuglante qui se dressait à ses yeux. Il était étendu sur une table, les mains et pieds attachés, au-dessus de lui une lampe pour éclairer la table d’opération. Les choses ne devaient pas se passer de cette façon. On lui avait demandé d’éliminer certaines cibles et de se faire discret. On lui avait dit de se rapprocher de ses semblables et de combattre avec eux. On lui avait demandé d’aborder le siège de RHEA et il l’avait fait. Il avait passé un contrat et aujourd’hui il avait été rompu. Alexander ignorait qui avait orchestré cette traitrise symphonie, la seule chose qu’il savait à cet instant c’est qu’il ne reverrait plus jamais sa famille. Il n’espérait voir personne venir à son secours et les dégâts de la mutation sur son corps l’avaient paralysé. Dieu semblait l’avoir abandonné. Petit à petit, l’ancien capitaine s’enfoncer dans les entrailles de Morphée, la morphine que lui avait injecté le vilain docteur commençait à faire ses effets. Cette scène rappelait inconsciemment à son corps et à son esprit le jour où on l’avait vacciné de ce sérum qui a causé autant de préjudices. Prisonnier, Alexander ignorait ce qu’on allait faire de lui, s’ils avaient voulu le tuer, cela fait longtemps qu’il serait déjà mort. Ces hommes avaient un plan particulier pour monsieur Pierce. Ces hommes voulaient récupérer leur dû. Ils ne l’avaient pas confiné dans une pièce comme les autres malheureux de ce plan raté. Quelque chose lui disait que même Sean ne viendrait pas à leur aide. Ce n’était pas la première fois qu’il ressentait ce sentiment d’abandon d’un supérieur, quand Alexander était première classe, un caporal l’avait abandonné lui et ses camarades.

« Ne vous débattez pas monsieur Pierce, cela pourrait être encore plus douloureux. »

Un avertissement. De toute façon, il en était incapable, Alexander ne possédait pas la force nécessaire pour soutenir ses paupières qui étaient trop lourdes pour lui. Le mutant songeait que sa place était peut-être là, sur une table comme un rat de laboratoire. Malgré qu'il n'avait jamais usé de ses dons à mauvais escient, Alexander savait qu'il en avait usé pour la mauvaise cause, pour les mauvaises personnes. De toute sa vie, il avait commis l'erreur de suivre le règlement à la lettre. Une chose le maintenait en vie malgré sa résignation. Son esprit dessinait les traits et les formes de sa jeune fille. Qui serait là pour prendre soin d'elle ? Qui serait là pour l'accompagner au bal ? Qui serait là pour l'emmener sur l'hôtel du mariage ? Tant de questions déchirantes qui firent couler une larme le long de ses yeux fermés. Les hommes dans la pièce songeaient que c'était sans doute dû au produit qu'ils lui injectaient, mais en réalité son coeur se déchirait de ne plus jamais la revoir. Au fil des secondes, les traits s'estompaient, ce dessin lumineux s'assombrissait dans les méandres de son esprit. Alexander ne ressentait plus la douleur et cela l'effraya, sans douleur il n'y a pas d'âme, sans âme il n'y a aucun souvenir. L'image de sa fille courrait le long de son esprit et tentait de gagner un refuge, où qu'il soit. Quelque chose avait l'appétit vorace et s'attaquait à la mémoire de monsieur Pierce. Quelqu'un souhaitait qu'il oublie quelque chose, quitte à devoir le tuer pour cela, mais le produit semblait faire son effet. L'ancien militaire était incapable de prononcer pour une dernière fois le nom de sa fille, il se contentait de lui dire adieu dans ce sommeil éternel. Celui qu'on avait connu comme étant le capitaine Alexander Pierce disparaissait. Quelqu'un d'autre se réveillait.

« Bon retour parmi nous Capitaine Pierce… »
– APRÈS L'ATTENTAT –




Chapitre 5 : 2018


On l'a appelé Alexander Maximilian Pierce. On lui a dit qu'il avait 48 ans, qu'il était veuf et qu'il était père d'une jeune fille de dix-sept ans. On lui a dit qu'il était un ancien capitaine de l'U.S Army, qu'il avait quitté l'armée avec les mérites et les honneurs. On lui a dit que ses parents étaient morts. On lui a dit que sa femme avait péri dans un accident de voiture qu'il conduisait. On lui a dit qu'il possédait des dons surnaturels, on lui a rappelé dans quel état était le monde. On lui a dit qu'il fallait attendre un coup de fil, on lui a dit que quand ce coup de fil viendrait, il devrait rencontrer la personne qui l'appellerait. On lui avait dit tellement de choses avant qu'il ne quitte sa chambre de l'hôpital de Baltimore. Il était sûr de deux choses : il ne savait plus qu'il a été, il ne croyait pas à tout ce qu'on lui disait. La seule vérité qu'il avait acceptée était sa fille. Elle avait ses yeux, elle avait la même flamme d'orgueil que lui. Sa nouvelle naissance datait du premier janvier 2016, il ne possédait aucun souvenir avant cette date. Parfois Alexander avait des migraines, parfois la nuit il rêvait de certaines choses qu'il rangeait dans le tiroir du stress post-traumatique. Il se disait que c'était le résultat des nombreuses guerres qu'il avait vécues. Sa fille était la seule chose qui le maintenait dans cette réalité, elle partageait avec lui l'usage de leurs pouvoirs, elle partageait avec lui certains souvenirs qu'elle avait. Malheureusement la petite Pierce n'en possédait que très peu de son père qui était toujours en campagne avec ses troupes. Le point positif de sa perte de mémoire était le départ à zéro avec sa fille, rien ne pourrait l'en priver. Elle avait appelé le sien « Pathokinésie », elle arrivait à interagir avec les émotions et se plaisait à tenter des expériences sur son père.

« Je vais voir des amis, je n’en ai pas pour longtemps ! »

Alors l'adolescente quitta la maison aux alentours de 19 heures, laissant son père avec ses affaires d'adultes. Le 27 octobre 2017, Alexander avait reçu ce coup de téléphone alors qu'il regardait aux informations la nouvelle apocalyptique. Il était avec sa fille devant l'écran de télévision quand le métro a sauté et cette vision d'horreur le ramena seize ans en arrière, dans une chambre d'hôpital où il avait vu les deux tours de New-York tombaient. Et inconsciemment, comme à cette époque, monsieur Pierce savait que quelqu'un allait payer pour cet acte et qu'il serait créditeur ou débiteur. Il ignorait juste que l'argent serait viré sur son compte après ce coup de téléphone. On avait donné à Alexander la photo d'un homme et une adresse, on lui avait donnée sa cible et il l'avait exécutée sans demander ses restes. Depuis son réveil à l'hôpital, il n'avait eu qu'un seul lien mis à part sa fille, il rencontrait tous les deux jours son « consultant ». Ce dernier s'assurait qu'il se rétablisse physiquement et psychologiquement, s'assurait d'avoir le pouvoir d'Alexander sous contrôle, s'assurait qu'il serait prêt l'heure venue. Ce consultant avait des traits qui suscitaient l'interrogation de son esprit, mais il n'y avait jamais prêté plus ample attention. Alors, depuis l'attentat, Alexander décrochait souvent son téléphone le soir pour aller exécuter les ordres, tant qu'il pouvait garder sa fille en sécurité. En ce 14 février, même un père aussi conservateur qu'Alexander pouvait laisser sa fille profitait de la saint-valentin, après tout elle allait bientôt atteindre la majorité, elle était en âge de découvrir les romances. Pierce avait la chance d'avoir une fille aussi attentionnée pour lui et le monde, parfois elle faisait même du bénévolat pour les plus démunis, ce qui faisait la fierté de son paternel.Le téléphone sonna encore cette nuit, encore un autre contrat à exécuter, le seul problème était le timing. D’habitude il disposait d’au moins trois heures pour exécuter une cible, là il en avait qu’une.

« Où allez-vous Capitaine Pierce ? »

Cette voix froide et lugubre, Alexander pouvait la reconnaître sans qu’il n’ait besoin de voir le propriétaire. Alors, il ferma lentement la porte avant de faire face à cet homme qui se qualifiait de « consultant ». Pierce ne s’était jamais senti à l’aise en présence de cet homme et les lunettes qu’il portait n’arranger pas la situation. Le mutant répondit par un sourire narquois avant de descendre les escaliers et se présentait à sa voiture. Etait-il vraiment obligé de tout lui dire sous prétexte qu’il était la première personne qu’il ait vu à son réveil ? Alexander commençait peu à peu à remettre en doute les intentions de ce ténébreux personnage, mais il ne pouvait se permettre de le montrer directement. Alors il préféra se taire et faire comme s’il n’avait rien entendu, déverrouillant sa voiture, il prit place sur le siège conducteur et se rappela d’attacher sa ceinture. Après tout, on lui avait dit que c’était à cause d’une voiture que sa femme avait péri. Avant qu’il n’ait pu mettre le contact, le mystérieux ami prit place à son tour sur le siège passager, comme s’il avait été invité. Alexander ne manqua pas de noter son mécontentement en fronçant les sourcils, de manière à ce qu’il daigne expliquer les raisons de sa présence.

« Vous comptiez vous rendre au local de Feed The Hungry, si je ne m’abuse ? »

Un long silence s’installa dans la ford mustang de modèle 1977. Dans l’obscurité, Alexander ne connaissait aucune beauté qui pouvait rivaliser avec sa voiture. Malheureusement, son invité n’était pas là pour parler carrosserie et le fait qu’il connaissait sa destination ne lui disait rien de bon. Alors, attentivement, il écouta.

« J'ai bien peur Capitaine Pierce que vous allez devoir modifier vos plans. Il y a eu un incident… Je suis désolé, mais c’est votre fille… »
– ORIENTATION ET OPINION SUR LA SITUATION –

A l’origine, Alexander est un être passionné bien que rationnel. Au-dessus de ses opinions personnelles, il possède une foi qui dépasse l’idée de l’Homme. Pierce croit en l’existence d’un Dieu juste et équitable, d’un Dieu empli de surprise et de miséricorde, d’un Dieu qui a tout planifié et qui a donné chaque chose à son temps.  Héritier d’une culture étrangère, il a toujours combattu la discrimination et le racisme sous toutes ses formes, il a toujours prôné l’unité et l’égalité. Un trait qu’il a hérité de son côté maternel. De l’autre côté, l’ancien capitaine valorise l’effort et le mérite, notamment par la survie, l’adaptation et le développement. Alexander pense entre autre que celui qui se donne les moyens de s’élever ne peut d’avoir d’égal que ses efforts. Pour lui, il n’y a pas de « gentil » ou de « méchant », il n’y a que des faibles et des puissants. Il n’y a que des dominés et des dominants. Il y a ceux qui tirent les ficelles et les marionnettes. Le gouvernement peut bien tomber, cela ne fera que trop plaisir à Alexander, il ne l’a que trop longtemps protégé. Les mutants peuvent bien tomber dans les oubliettes, cela épargnera l’équilibre du monde. Les hommes peuvent bien mourir, cela épargnera Dieu. La seule chose qu’il désire, c’est que le chaos reprenne sa place, que le néant reprenne son trône, que chacun joue son rôle dans cette pièce jusqu’au roulement de tambours.
NOM / PSEUDO – Soft
ÂGE – 24
SEXE – Mâle, enfin je crois
COMMENT ES-TU ARRIVÉ ICI – C'est très facile, je suis allé au rond-point du top-site de Bazzart, ensuite j'ai pris la première à gauche, puis à droite, puis demi-tour sur la gauche et je suis arrivé.
CODE RÈGLEMENT –OK Aurélie
(c) blue walrus


Dernière édition par Alexander M. Pierce le Ven 4 Mai - 1:05, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Lun 30 Avr - 16:47

Bienvenuuuue!
Super choix d'acteur! Keanu est trop cool **


Love, I get so lost
sometimes
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Lun 30 Avr - 17:13

bienvenue par ici, vraiment très sympa le choix de trombine.
reeves est juste magique, un vrai acteur à l'ancienne, j'adore.
bon courage pour ta fiche et bonne rédaction.
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Lun 30 Avr - 17:16

Bienvenue sur The Day We Fight !
Bienvenue à toi, citoyen de Baltimore !

Que tu sois d'ici ou d'ailleurs, tes pas t'ont mené dans la ville mère du vaccin qui a provoqué les mutations d'une partie de la population. Tu devras faire un choix, et ce choix impactera ton avenir au sein de notre communauté. La lecture des textes de loi de la ville est inévitable pour une bonne compréhension du monde qui t'entoure, nous t'invitons à te plonger dans leur lecture avant de poursuivre ton aventure plus loin.

Règlement / Chronologie / Annexes / Groupes / Pouvoirs / Bottins


Les autorités compétentes sont là pour t'aider, n'hésite pas à leur envoyer un message si la moindre question te vient en tête.

équipe administrative


N'oublie pas que tu as 10 jours pour terminer ta fiche mais qu'un délai supplémentaire peut être demandé ! Une fois ta fiche terminée, tu devras le signaler dans ce sujet




Ehhhhh bienvenue, quel choix d'avatar Bonne rédaction et si jamais tu as la moindre question n'hésite pas


Life for Rent
I haven't ever really found a place that I call home. I never stick around quite long enough to make it. I apologize once again I'm not in love. But it's not as if I mind that your heart ain't exactly breaking
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Lun 30 Avr - 17:42

Hello, bienvenue par ici! o/


Colorful Chaotic Cheerful Cloudy
◙ Somewhere by the emerald sea ◙ Where the moon and water meet ◙ Somewhere close to harmony ◙ When the world is sound asleep ◙
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Lun 30 Avr - 17:51

bienvenue par ici
super choix de vava
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Lun 30 Avr - 18:10

Bienvenue Alexander !

Si tu as des questions, n'hésite pas





This world doesn't need no opera. We're here for the operation. We don't need a bigger knife. We're killing strangers. We got guns — Mother fuckers better run.
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Mar 1 Mai - 15:42

Bienvenue dans le coin Very Happy


The Big Things Stay The Same Until We Make Little Changes

Ω Shep écrit en #990033 Ω
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Mar 1 Mai - 15:59

Bienvenue dans le coin, bon courage pour ta fiche Smile


We don't deal with outsiders very well
All my friends are heathens, take it slow
Wait for them to ask you who you know
Please don't make any sudden moves
You don't know the half of the abuse
 
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Jeu 3 Mai - 0:44

Merci pour l'accueil *_*

Je sens qu'on va s'éclater !
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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Ven 4 Mai - 18:33

Alors, me voilà !

Et je vais commencer par quelque chose de pas forcément agréable mais inévitable : Ta fiche est beaucoup, beaucoup, beaucoup trop longue. Bien que tu aies une plume très agréable à lire, très sincèrement, j'ai du m'y rendre quatre à cinq fois pour relire le plus gros de ton histoire et je n'ai pas réussi à finir. C'est..joli. C'est vraiment bien rédigé mais c'est trop. Trop de détails en étant écrit à la manière d'un RP. Nous demandons des fiches bien renseignées, c'est clair mais avec un personnage de plus de quarante ans, il y a trop de choses à raconter. Et en plus, tu sautes des années. Malgré ça, ta fiche reste trop longue, vraiment.

Et il y a des choses qui ne vont pas :

Pour le cadre en général, ton personnage est trop tout. C'est un peu..comment dire.... Alexander sort d'un film, très clairement. Entre la mère qui est Agent de la CIA, le père scientifique, lui militaire puis tueur à gage finalement (et je passe d'autres détails.) , son pouvoir, c'est trop. Vraiment trop. Nous aimons les choses plus simples, moins rocambolesque. Nous ne pourrons pas accepter un personnage tel que celui que tu nous propose.

Pour les soucis dans la fiche, du moins ceux que j'ai pu relever dans ma lecture quasi complète (j'ai abandonné un peu avant la fin du pré-attentat.) voilà ce qui ne va pas :

- Alexander est un acquis puisqu'il a eu le vaccin en étant enfant. Ton choix de pouvoir (et les possibilités qui, même si il était inné, n'auraient pas été acceptées) est trop puissant pour un acquis. Les vaccinés directement sont des mutants assez inoffensifs.
Mais continuons sur le pouvoir : Même si effectivement ton personnage a 48 ans, il détient donc une bonne maitrise, la description des possibilités est trop abusée x). Dans tous les cas, ça ne va pas avec ce que je disais au dessus, qu'il soit un acquis donc.

Aussi, au sujet du vaccin. La population entière de Baltimore se fait vacciner. Il n'y a rien de douteux là dedans. Impossible qu'un médecin lui injecte ça en ayant conscience que c'est expérimental et risqué et que ça fera de lui un mutant. RHEA ignore tout des effets de leur vaccin. Donc non, pas possible. C'est un simple vaccin qui booste les défenses immunitaires à la base.

Tu inclus RHEA dans beaucoup de chose liées au gouvernement mais ils ne s'occupent que de leurs histoires à vrai dire. Aussi, s'ils savent que Alexander est un mutant, ils ne le laisseront jamais en liberté et ne perdrons pas des effectifs pour le suivre pendant des années.

Je n'ai pas vraiment compris l'histoire de l'amnésie et la suite, je n'ai pas réussi à la lire, ça jouait trop avec ma patience x). Et comme le début et le personnage en lui même n'allaient pas, je n'ai pas continuer.


Il faudra nous proposer un personnage plus simple si tu souhaites jouer avec nous. Et c'est dommage parce que tu écris bien, vraiment bien. Mais il faut voir les choses avec plus de cohérence, de normalité.


Si tu as des questions, n'hésite pas à me contacter par MP !





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MessageSujet: Re: Alexander M. Pierce ~   Lun 14 Mai - 15:59

Sans nouvelle, fiche archivée et compte supprimé.





I’m gonna tell you something you don’t want to hear. I’m gonna show you where it’s dumped, but have no fear. There’s something inside you, it's hard to explain. There’s something inside you boy — And you’re still the same.


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Alexander M. Pierce ~
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